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DES BREBIS DANS LE MAÏS (1)

Nous nous sommes donc tous retrouvés, le troisième week end de juillet, dans les environs de PAU pour participer à une course d’endurance en moto classique. Notre épreuve de l’année celle où nous allions tout donner 

Quand je dit tous, je dis une fois de plus presque la vérité car nous avions deux brebis égarées : Jihell et ACC n’avaient malheureusement pas pu nous rejoindre. On a bien pensé à eux en espérant que – maintenant qu’Anne Cécile va abandonner la Belgique pour un pays certes étranger mais beaucoup plus proche - nous allons les voir plus souvent.  

DES BREBIS DANS LE MAÏS 

Donc rendez vous sur le circuit de PAU ARNOS qui, comme son nom l’indique, est caché dans un recoin vallonné du Béarn.

Il s’agit d’un beau circuit placé dans un environnement agréable où chacun a pu installer sa tente (sauf ceux qui préféraient dormir au motel de PUYOO)

Nous y avons trouvé beaucoup de motards car il n’y avait pas moins de six compétitions différentes au cours du week-end

Comme au LUC nous avons retrouvé cette ambiance des paddocks des années 70 avec des familles entières qui ont fait le déplacement, les enfants qui jouent autour de la tente tout près des motos prêtes pour la course.

Certaines équipes avaient un matériel impressionnant qui nous faisait mesurer l’écart qu’il peut y avoir entre des professionnels et des branluchons comme nous (branluchons que nous comptons bien rester d’ailleurs)

Donc le FLYING BREBI’Z a planté ses tentes à coté de semi remorques équipés comme des palaces mais aussi de simples caravanes ou camping cars conduites par des passionnés.  

DES BREBIS DANS LE CAMPING 

Si nous n’impressionnions pas par le matériel nous le faisions par le nombre. Imaginez qu’au plus fort du week end nous étions :  

7 voitures
2 remorques
1 camionnette équipée
1 moto (Boldorette en personne)
6 tentes
2 barnums
3 lisseuses
1 chien 

Tout cela pour soutenir …… une moto et trois pilotes.

Donc le vrai luxe à l’américaine

D’autant qu’à nous tous nous ne représentions pas moins de 7 départements différents ce qui montre la dimension quasi internationale de notre team.  

Pour nourrir ce petit monde il a fallu une organisation à la hauteur. Pour avoir une idée du défi sachez que le nombre de repas servi a varié (sans jeux de mots) entre 17 (le vendredi soir) et 37 (le dimanche midi).  

Heureusement nous avions deux atouts majeurs : notre base arrière de PUYOO et surtout la présence d’Evelyne et Jean – François les Rolls Royces de l’organisation (ou plutôt les 18 de l’organisation).

 Avec eux les situations les plus désespérées se règlent dans l’instant. Quelques exemples :  

Frank : Oh me voilà fort marri, il semble que j’ai oublié l’ouvre boîtes *
Evelyne : t’inquiète en voila un.  

Frank : Oh quelle contrariété j’ai oublié la bière *
Jean – François : tiens goûte celle- là, elle est fraîche.

 (* je rédige de mémoire, je ne suis pas sûr d’avoir utiliser exactement ces termes là)

Et bien sur cela vaut aussi pour l’électricité,  l’équipement de camping, la mécanique et à peu près tout.

 Donc notre campement installé et les approvisionnements assurés nous allions pouvoir entrer dans le vif du sujet : la course.

 VENDREDI APRES MIDI – PRESQUE ON DIRAIT UN TEAM  

Mireille et moi on a retrouvé Bruno sur le circuit, il amenait Raclette (plus deux jeunes délinquantes trouvées au bord de la route) pour le contrôle technique avant la course.

L’année dernière à REIMS ce passage obligé avait été un grand moment d’angoisse car il nous avait permis de mesurer notre manque de préparation par rapport à la concurrence.

Mais cette année grâce à GEGE notre moto était tellement parfaite que le contrôle a été une simple formalité les commissaires ayant vu au premier regard qu’ils avaient affaire à une moto superbement bien préparée.

 On en a profité pour inscrire DO (celui qui avait le moins roulé sur Raclette) à une séance d’essais libres qui s’est déroulée en fin d’après midi.

DO nous a offert  une grande première : pour la première fois de sa carrière de pilote il a fait son tour de chauffe sans faire un tout droit et sans finir dans le bac à gravier.

A partir de là on a su que ce serait un we exceptionnel. 

SAMEDI MATIN – CA DEVIENT SERIEUX 

Le samedi est consacré aux séances d’essais chronométrés qui doivent déterminer notre place sur la grille de départ.

C’est l’occasion pour nous d’admirer les motos de nos concurrents. Deux constatations à ce sujet :

Elles sont toutes belles et bien préparées, certaines sont mêmes magnifiques.

La nôtre est sans doute, de part sa cylindrée et son modèle, une des moins rapides du plateau. Ceci dit pas de soucis on sait depuis le début qu’on affrontera des motos plus rapides, mais à part un vénérable DUCATI 350 DESMO qui devait trouver la ligne droite très très longue on était surtout entouré par des avions de chasse.

 

Tout cela n’entame bien sûr pas le moral de nos pilotes et Bruno puis Alain se lance pour la première séance d’essais.

Comme il y avait très peu d’équipes à trois pilotes (sur ce type course on peut être en deux ou trois) les troisièmes pilotes étaient écartés de cette première série et donc DO n’a pu y participer (de l’avis général c’était un coup monté destiné à l’énerver un peu avant sa série).

 Nos deux pilotes font des chronos honorables, surtout qu’aucun d’eux ne connaissait le tracé, et on se retrouve tous pour le repas de midi.

Nos pilotes font preuve d’un véritable professionnalisme en acceptant de ne pas boire l’apéro et de se passer de vin à table. C’est dans ces moments là qu’on mesure l’abnégation qu’il faut pour devenir un top pilote.

 

SAMEDI APRES MIDI – C’EST DEVENU SERIEUX

 Reprise des essais avec Bruno en piste, un moment plus tard ce sera à Alain puis immédiatement après Do aura son unique séance chronométrée.

En plus du chronométrage officiel de l’organisation chaque équipe peut placer ses chronométreurs sur une zone spécialement aménagée au bord de la piste au niveau de la ligne droite.

C’est à cet endroit que nous nous relayons pour panneauter les pilotes c'est-à-dire les chronométrer puis leur communiquer leur temps à l’aide d’un panneau prévu à cet effet.

Bruno améliore sans problème ses chronos de la vieille sans pour autant chercher à faire un temps exceptionnel. En effet il s’agit d’une course d’endurance, la place sur la grille de départ a une importance très relative et le but n’est pas d’être très rapide mais très régulier.  

Un quart d’heure après Bruno, Alain s’élance pour un run d’un quart d’heure Thibault et moi sommes au panneautage / chronométrage et Laure (la fille d’Alain) nous à rejoints.

Quelques secondes après un de ses passages, alors que ses chronos sont de plus en plus satisfaisants, j’entends Laure crier qu’une chute vient d’avoir lieu. Une seconde plus tard Thibault hurle « c’est papa », je me retourne et aperçois, au bout de la ligne droite, deux motos qui glissent au sol dans un nuage de poussière.

Le temps se fragmente, il est à la fois épouvantablement long et incroyablement rapide, on court tous vers le lieu de l’accident sans le quitter des yeux, je vois un pilote se relever mais je suis trop loin pour voir lequel.

Enfin le second se relève, un énorme soupir de soulagement pour nous tous, on voit Alain penché sur sa moto donc il n’a rien et n’a pas oublié le sens des priorités (on pense à la moto en premier).

Comme le veut la procédure la séance est neutralisée et une camionnette vient récupérer les deux pilotes et les deux motos.

Pendant que notre taux d’adrénaline redevient lentement normal je me dis que :

-          même si nous n’en parlons pas souvent nous avons toujours présent à l’esprit que notre passion reste dangereuse, que les risques que nous prenons (sur piste ou sur la route) nous les faisons aussi supporter à nos proches qui ne partagent pas forcement notre amour immodéré pour la moto.

-          Il ne faut jamais oublier qu’un circuit reste l’endroit le plus sûr du monde pour faire de la moto. C’est un paradoxe comme celui des catastrophes aériennes : elles sont spectaculaires et traumatisantes mais n’enlèvent rien au fait que l’avion est un mode de transport sûr.

 

Descente du camion pour Alain et Raclette, malgré nos principes on se préoccupe d’abord du premier.

Il n’a rien, son adversaire a essayé de le doubler, a perdu le contrôle de sa moto au moment du dépassement et l’a entraîné dans sa chute (en clair ce blaireau a perdu l’avant en voulant lui faire l’inter alors qu’il était déjà à l’agonie et ils se sont gamélés tous les deux).

Cabrette descend à son tour, elle est beaucoup moins tordue que la GUZZI qui l’a percutée cependant elle a bien morflé mais on fera tout pour qu’elle soit réparée demain.

 

Bilan de cette séance d’essai :

-          Alain à les nerfs car il se sentait super bien sur la piste, mais comme c’est un vrai pilote il saura transformer l’énervement en énergie pour la course.

-          On a une sacrée séance de mécanique devant nous.

-          Do a les nerfs car non seulement il a été privé de séance d’essai mais en plus à midi il s’est privé d’apéro et de vin pour rien (et ça c’est le pire !).

 

 SAMEDI SOIR – VEILLEE D’ARMES  

La seule chose de bien avec cette chute c’est qu’on va aller jusqu’au bout de l’hommage aux paddocks des années 70. A peine de retour devant son barnum (oui oui elle en a un pour elle) raclette est prise en charge par l’élite mécanique de notre team : Bruno, Jean – Paul, Jean – François et avec le soutien actif de Gégé himself et de son ami Georges

Ce dernier, que nous ne connaissions pas une heure auparavant va nous aider tout le temps de la réparation.

Ils commencent par l’état des lieux : bulle du tête de fourche en miette et ce dernier bien abîmé, les plaques portant notre numéro (le fameux 46) sont en partie détruites et elles sont obligatoires pour la course, le guidon et la fourche sont tordus et – plus inquiétant – une partie du carter moteur est arrachée au niveau de la pompe à l’huile.

Moment d’angoisse pendant que le staff médical se penche sur Raclette, sera – t – il possible de réparer tout ces dégâts ? Au bout d’un (court) moment le professeur Gégé doyen de l’université RDLC et docteur Honoris Causa de la faculté des cylindres à trous et pots de détente se relève. 

Verdict : y  a pas besoin de pièces !

A partir de là on sait que c’est gagné, si la réparation repose uniquement sur les compétences techniques du staff on va y arriver.

Certes ils en ont bavé un moment mais au bout du compte on a fait revenir le contrôleur technique de l’organisation qui nous a dit que ce serait OK pour la course.

Bravo à tous c’est le genre d’exploit qui se voit peu mais qui a sauvé le week end.

 

Pendant que la dream team s’affairait sur la moto Laurence  a pris en main le cuir d’Alain (je parle bien sûr de sa combinaison de course) qui avait passablement souffert.

Il faut savoir que, dans la perspective de la course, nous avons fait suivre à Laurence une formation de couture sur cuir qui a duré plusieurs mois. C’est à ce genre de détail que l’on mesure la préparation sans faille de notre équipe.

Donc Lolotte a pu recoudre une partie de la combi et pour le reste nous avons eu recours à un produit hight tech, connu seulement de quelques spécialistes et dont l’inventeur est surtout célèbre à cause de l’infidélité de sa femme (la fameuse Lady Chatterton).

 

Comme le casque n’avait pas souffert nous nous sommes donc retrouvés avec un pilote et une moto en bon état. La seule difficulté a été de trier parmi toutes les filles qui se sont portées volontaires pour masser Alain et le soulager de ses souffrances.

 

Le cœur soulagé on a pu passer aux choses sérieuses à savoir apéro et repas, qui nous ont permis, entre autre de peaufiner notre organisation et notre technique de course. On avait mis au point un plan tellement machiavélique qu’on était certain de gagner, ça pouvait pas rater. Hélas le lendemain on arrivait plus en s’en souvenir. Ce qui est dommage !

 

DIMANCHE – CA Y EST ON Y EST ! 

On ne prenait le départ qu’à 15H30, inutile de dire qu’on a trouvé le temps long même en allant voir les autres courses.

Après le repas de midi on a commencé à plier le campement (beaucoup d’entre nous avaient beaucoup de route à faire) puis on a pris possession de notre stand (que nous partagions avec le team de Gégé).

Pour tous cela a été un moment d’émotion, pourtant le stand en question n’était qu’une grande tente sans aménagement spécifique,

Mais on était face à la piste ;

On était sur le circuit de PAU.

Et on allait faire notre première course d’endurance.

On a donc installé le matériel assez tôt pour être tranquille : système de remplissage du réservoir d’essence, jerrycans, boîtes à outils, fauteuils pliants pour les pilotes, panneau de stand etc etc…

Ensuite chacun s’est détendu comme il pouvait, je me suis assis sur un fauteuil face à la piste. A ce moment là une épreuve se terminait et un petit groupe de spectateurs est passé devant moi pour aller féliciter les concurrents.

Un grand type avec des lunettes rondes s’est retourné et a commencé à admirer Raclette, au bout de trois dixième de seconde j’ai fini par le reconnaître et j’ai réussi à balbutier « bonjour » (quand on est un grand auteur on se refait pas), lui avec un sens de la répartie incroyable et un grand sourire m’a répondu : « bonjour »

Je venais d’échanger ce dialogue d’anthologie avec Michel DEBARRE dit BAR2, l’auteur de la série de BD le JOE BAR TEAM.

Pour les rares béotiens qui ne connaîtrait pas cet auteur majeur des trois derniers siècles précisons qu’il s’agit d’une BD qui parle de moto et que BAR2 figure dans mes personnages de référence juste après Dieu, San – Antonio et Paul Ricard.

Cela augurait bien de la course.

 

Enfin après une attente interminable les concurrents se sont placés sur la grille de départ. Avant de relater ce moment palpitant quelques précisions sur le format de cette course :

La durée est de 3H30, chaque équipe fixe elle-même la durée des relais de chaque pilote et la fréquence des ravitaillements en essence. Le vainqueur est celui qui a parcouru le plus grand nombre de tours au moment du drapeau a damier. Enfin sur le plateau se trouvaient deux catégories : CLASSIC (la nôtre) pour les cylindrées inférieures à 750cc et OPEN pour les autres. 

Notre stratégie de course (celle dont nous nous souvenions) était simple : rester sur ses roues et aller jusqu’au bout. Les relais auraient lieu toutes les 35 minutes dans l’ordre suivant : Alain, Do, Bruno. Le ravitaillement en essence se ferait une fois sur deux.

Environ 3 minutes avant chaque arrêt le pilote se verrait panneauter les indications suivantes :

BOX 2 : retour au stand dans trois tours
BOX 1 : dans deux tours
BOX : au prochain passage  

Nous nous étions répartis les tâches de manière à ce qu’un maximum de Brebis participent à la fête et il est vrai que les tâches ne manquaient pas : panneautage, chronométrage, béquillage de la moto lors des ravitaillement, tenue du panneau de stand qui permet au pilote de savoir exactement ou s’arrêter (de préférence en ne roulant pas sur celui qui tient le panneau), ravitaillement en essence bien sûr et éventuellement mécanique. 

Il faisait une chaleur terrible particulièrement dans la fosse où se faisait le panneautage.  

Au moment du départ nous étions tous à notre poste à la fois heureux et tendu avant le dénouement d’une aventure qui avait duré presque un an.

 

DES BREBIS DANS LE MAÏS (2)

 

 

LA COURSE – AMES SENSIBLES SAUTEZ CE PASSAGE

 

Le drapeau à damiers s’abat, Alain prend un bon départ mais on voit tout de suite les motos puissantes s’envoler dans la ligne droite. Qu’importe on reste sur notre objectif. Un peu tendu au départ Alain commence à aligner des chronos réguliers et de bon niveau.

Ce premier relais nous semble durer des heures, enfin le moment arrive d’afficher « BOX 2 » et de se préparer pour le premier relais

Alain descend de la moto, on le regarde à peine chacun étant affairé à sa tâche, Do monte. Je me souviens de l’avoir vu plus détendu. Débéquillage, poussette et c’est parti. Je retourne en courant au poste de panneautage pendant qu’Alain signe des autographes et pose avec des starlettes avides de partager sa gloire.

Do commence son run sur un bon rythme, il a une baisse de régime à mi distance, puis revient à ses bons chronos du début.

Tous ceux qui ont piloté une moto en été peuvent imaginer comme il doit être difficile d’aligner des chronos sur une piste avec le stress de la compétition et la peur de faire une bêtise.

Second relais, nos pompiers de luxe entrent en action (voir les photos) c’est beau comme la patrouille de France un 14 juillet. Jean – Paul et Jean- Luc ravitaillent en un temps record (forcément c’est la première fois qu’ils le font).

Ca mériterait un ralenti et de la musique, c’est la version béarnaise d’alerte à Malibu ces deux sex symboles en nage qui font leur devoir avec abnégation

 

Bruno repart, d’entrée les chronos sont sérieux et ils descendent à chaque tour. Fanny sa fille et Leila sa nièce viennent nous rejoindre dans la fosse du chrono. A ce moment là Mireille tient le panneau et moi le chrono. On discute avec les deux filles en attendant le passage du pilote, et là le cauchemar recommence pendant qu’on guette son apparition au début de la ligne droite

5 secondes de retard : tient il va pas faire un bon tour !

10 secondes de retard : il a du être gêné par un concurrent.

30 secondes de retard : il a du faire un tout droit et repartir.

A la minute de retard on sait plus quoi imaginer surtout que les filles, malgré nos sourires de façade, commencent à comprendre qu’ils se passe quelque chose.

Enfin on le voit apparaître mais il ne passe pas devant nous et prend directement la direction de stands.

Je commence à courir (oui oui j’aurais donc couru une fois au cours des trente dernières années) pour prévenir le stand. Quand je sors de la fosse je vois, à une centaine de mètres, que tout le monde est déjà prêt à l’accueillir. Je réalise qu’eux aussi suivent la course depuis les stands et qu’ils avaient compris que quelque chose clochait.

 

Bruno rentre au stand et commente : perdu l’avant, petite glissade, guidon tordu. Jean – Paul redresse le guidon à la main on vérifie le reste et on déclare la moto apte à reprendre. Je regarde ma montre, il lui reste huit minutes, on pourrait envisager de changer de pilote dès maintenant pour gagner du temps.

Mais je connais trop bien Nono la science, je sais que c’est dans ces moments là – bien énervé après une gamelle – qu’il est le meilleur. Il repart et recommence à faire tomber les chronos à chaque tour.

 

Le deuxième run d’Alain est un modèle du genre, il fait pratiquement tous ces tours dans la même seconde. Au bord de la piste on est tous desséché et cramés mais on ne pense qu’à nos pilotes.  

C’est au tour de Do de reprendre la piste, ses chronos sont meilleurs qu’au premier run, mais la chute d’un autre concurrent nécessite l’intervention du Safety Car (on aura vraiment eu toutes les configurations d’une course d’endurance).

En gros c’est une voiture qui entre sur la pise et roule au ralenti tant que les traces de la chute ne sont pas effacées (et bien sur on n’a pas le droit de la doubler).

A ce moment là la direction de course nous informe que la course s’arrêtera à 19H00 (soit environ 20 minutes de moins que prévu).

Un rapide calcul nous montre que si on veut que les temps de pilotage soient équitables il faut faire rentrer Do au prochain tour, on le panneaute donc directement BOX 1 alors que le Safety Car est encore en piste puis BOX.

 

Bien sûr il est déçu (à moins qu’il ne donne des coups de poings dans le reservoir de Raclette que pour entretenir sa forme) mais en vrai pro il obeit aux consignes et rentre au stand.

Bruno repart pour le dernier run, le concurrent qui est devant nous à plus d’un tour d’avance, donc le but – plus que jamais – est de rester sur ses roues.

Je regarde ma montre, il reste un quart d’heure de course, deux heures plus tard je regarde ma montre et il reste quatorze minutes de course…..

C’est interminable, heureusement Bruno est serein et affiche un bon rythme régulier.

18H58 plus que deux minutes d’angoisse, je vois le directeur de course s’approcher de la ligne d’arrivée avec le drapeau à damier… Ca devient bon !

Et là, stupeur. Un commissaire arrive et tend un drapeau rouge ! Il y a eu un accident en piste, on guette tous Bruno pourvu que ce soit pas lui. La direction de course envoie directement les pilotes au stand sans passer par la ligne d’arrivée, nous n’aurons donc pas droit à ce moment magique, mais bien sûr pour l’instant on guette les pilotes à s’en décrocher les yeux.

Enfin les voilà, Raclette et Bruno, sains et saufs. La course est finie, on l’a fait , on est resté sur nos roues et on est allé jusqu’au bout !

 

 

DES BREBIS ET DES REVES

 

Comme toujours après avoir traîné en longueur le temps a brusquement accéléré sa course. Beaucoup d’entre nous avaient de la route à faire et il y avait tout le campement à ranger.

On a fait des photos des pilotes et de l’équipe (hélas pas de tout le monde en même temps) puis il a fallu se dire au revoir.

La bonne chose c’est qu’à l’exception de deux new yorkais on savait qu’on se revoyait la semaine suivante.

Une chose est sûre les brebis ont une fois de plus réussi leur pari !

 

 

SPECIALES DEDICACES

 

Comme il s’agissait d’une véritable aventure collective je n’ai cité de noms que lorsque c’était indispensable à la compréhension de l’histoire.

Il y a donc de nombreux membres de notre équipe que je n’ai pas cités nommément mais qui ont compté autant que les autres.

Je voudrais cependant rendre un hommage particulier  à tous ceux qui n’étaient pas en vacances et qui ont avalés énormément de kilomètres juste pour être de la partie.

Tout d’abord tous les « avignonnais » et surtout la famille Van Bergen rentrée chez elle à 5H30 du matin (pour reprendre le boulot en suivant).

Et aussi à Martin, brebis d’élite qui a fait l’aller retour tout seul depuis la Corrèze juste pour voir courir des jeunes de nos âges.

 

Enfin un grand merci aux épouses, concubines, maîtresses, amoureuses, fiancées, etc etc de nos pilotes (elles se reconnaîtront toutes). Sans leur amour et leur compréhension rien n’aurait été possible, et nous savons tous à quel point il est douloureux d’avoir peur pour un proche.

 

 

La semaine prochaine nous ferons ce que nous faisons toujours après une belle aventure … nous parlerons du futur.

 

Je dédie le récit de cette épopée à mon frère Eric dont j’ai toujours admiré la capacité à réaliser ses rêves.

GEGE LE SORCIER

GEGE LE SORCIER

 

Certains d’entre vous se demandent pourquoi, pour la première fois dans l’histoire de notre team, nous allons prendre un départ avec une moto qui ne risque pas de tomber en panne au premier virage.

 

Grâce au talent de Bruno, Frank et Alain en matière d’achat de motos anciennes ?

Grâce à notre infaillibilité en matière de choix de pièces détachées ?

Grâce à nos talents conjugués de bricoleurs ?

 

 

Que nenni, il se trouve que cette année un gentil sorcier nous a pris sous son aile (oui je sais ça fait bizarre un sorcier avec des ailes) et nous a concocté une préparation d’enfer sur RACLETTE

 

Comme je suis incapable de vous expliquer ce qu’il a fait d’un point de vue technique je vais vous brosser le portrait de Gérard

 

 

LE PILOTE

 

Gérard ROLLAND alias Gégé le sorcier a été élevé dans la tribu des cylindreatrous, connue pour la qualité du pilotage de ses guerriers et la science de ses sorciers.

Très tôt il a été initié aux subtilités du pilotage : comment tordre le cadre d’un 250 OSSA, comment apprivoiser une 860 Honda « ex usine » etc etc

 

Cette science lui a permis, entre autre, de devenir champion de France des critériums et d’accrocher des résultats comme 5° au 24H de SPA        

 

Inutile de vous dire que pour nous – le plus beau trophée du groupe est le record du tour sur le trajet « petit Bar  / Bar des supers fans de Johnny » - ce genre de palmarès veut dire quelque chose

 

En plus on a eu la chance de le voir faire le moto tour l’année dernière sur son LC, et on l’a surtout vu sur le circuit d’ALÈS faire un baston d’enfer contre une bécane qui devait bien faire 50 CV de plus que la sienne (il a fini par croiser les skis mais franchement on est tous restés scotchés par son style et sa niaque)

 

Bref on l’admirait déjà comme pilote mais cette année on a découvert son autre talent

 

LE SORCIER

 

Toujours au cours de son enfance dans la tribu des cylindreatrous Gégé a été initié aux rites les plus secrets des préparations de courses classiques. Bien sûr pas question ici de donner des détails (que j’ignore de toutes les manières) sur des secrets qui ne se transmettent que de bouche de sorcier à oreille de sorcier.

Allez voir les photos de CABRETTE « après » et vous comprendrez le talent et la masse de travail qu’il lui a consacré.

 

 

LE MOTARD

 

N’allait pas croire que Gégé est juste un rat d’atelier qui ne vit que pour assembler des moteurs et des cadres.

Il est capable de traverser l’Europe (avec madame) au guidon d’une vénérable R90S pour aller voir un Grand Prix moto

Ca aussi ça nous parle

 

LE POTE

 

Finalement, à part Bruno qui s’est installé dans son garage, on connaît peu Gérard et on se réjouit de le voir à l’occasion de la course de Pau

 Gazzzzz Gégé et merci

COMPTE RENDU DE L'AG

AG DU MOIS DE JUIN 2009

COMPTE RENDU

 

1 –SITUATION FINANCIERE

 

Les dons des adhérents devraient permettre de financer les inscriptions et les licences, les 5 000 € de sponsoring sont affectés à l’achat d’une remorque (450€) et à la préparation des motos

 

2 – PREPARATION TECHNIQUE

 

La moto d’Alain sera prête pour la course, il y aura encore 330€ à sortir par rapport à ce qui a été engagé.

 

3 – REPARTITION DES TACHES PENDANT LA COURSE

 

            3.1 – Respect de l’horaire : Frank (team manager)

            3.2 – Tenir la machine au moment du départ : Gérard (s’il est d’accord)

            3.3 – Arrêts et changements : voir tableau joint

            3.4 – Ravitaillement en essence : Jean – Luc et Jean – Paul

            3.5 – Massage des pilotes : Véro et Alexia

            3.6 - Durée des relais : 40 minutes (choix des pilotes)  

 

4- MATERIEL A ACQUERIR

 

            4.1 – Panneau de course : a priori achat groupé avec le GWRCT

            4.2 -  Système de ravitaillement : idem

            4.3 – Tenues protection incendie : Popaul (à confirmer)

            4.3 – Panneau de stand : fabrication maison (Juliette)

            4.4 – Chronos : JF en amène un, il faut en acheter un autre

 

5 – INTENDANCE

 

            5.1 – Repas du team : Frank (répartition des frais après la course)

            5.2 – Alimentation et boisson des pilotes pendant la course : voir le tableau

 

6 – QUESTIONS DIVERSES

 

-          Ombrella’s girls : Véro se charge des répétitions

-          Nominations : Alex est nommée Directrice Générale en charge de l’intégration des vieux pilotes

-          Grand jeu concours : remporté par Véro qui utilisera le prix lors de la course.

 

 

ANNEXE REPARTITION DES TACHES PENDANT LA COURSE

PHASE  PROCESS RESPONSABLE 
DEPART  RESPECT DU TIMING FRANK
  ASSISTANCE DEPART GERARD (à confirmer)
     
RELAIS 1 PANNEAUTAGE FREDERIC
  ASSISTANCE (ARRET/DEPART) GERARD
  BEQUILLE THIBAULT
  TECHNICIEN DE SURFACE  VERO
  ALIMENTATION PILOTE ALEXIA / JULIETTE
     
RELAIS 2 PANNEAUTAGE FRANK
  ASSISTANCE (ARRET/DEPART) GERARD
  BEQUILLE THIBAULT
  TECHNICIEN DE SURFACE  ANNIE
  ALIMENTATION PILOTE MIREILLE / EVELYNE
     
RELAIS 3 PANNEAUTAGE JEAN FRANCOIS
  ASSISTANCE (ARRET/DEPART) GERARD
  BEQUILLE THIBAULT
  TECHNICIEN DE SURFACE  BRIGITTE
  ALIMENTATION PILOTE MUMU / LAURENCE
     
RELAIS  4 PANNEAUTAGE  
  ASSISTANCE (ARRET/DEPART)  
  BEQUILLE IDEM RELAIS 1
  TECHNICIEN DE SURFACE   
  ALIMENTATION PILOTE  

 Et pour que les absents voient à quel point on a bossé :

C'est pas dur le bonheur: une biere et deux jolies femmes (ou l'inverse c'est selon les gouts)

L'oeil du tigre, les autres concurrents ont pas fini de trembler

Le secret d'un bon team manager? le port altier de la chaussette

Quand on vous dit qu'on a bossé comme des malades...

AG DE JUIN

UNE AG PRESQUE AU CABANON

 

Notre AG du mois de juin devait se tenir dans le mythique cabanon de Frédéric, haut lieu du plantage de canettes et de l’étalage de mousse au chocolat

Malheureusement une météo peu clémente (dans le langage local, donc à prononcer avec l’accent : un mistral d’un autre monde) nous a contraint à nous replier sur la maison de notre hôte à VILLENEUVE LES AVIGNON

 

Comme toujours nous n’étions pas au complet, nous avons regretté l’absence de notre « top pilote », en effet Bruno est occupé a finir la préparation et le rodage de RACLETTE (nous y reviendrons) et par solidarité motarde Laurence n’était pas là non plus

De même Anne Cécile, Jihell, Popaul et Mumu n’avaient pas pu se joindre à nous ce qui donne une idée du nombre de coups à leur santé qu’on a du s’envoyer

 

Comme le veut la tradition on a commencé les festivités par une ballade en moto

 

 

C’EST FRANK QUI A LA CARTE (ON DIRAIT UN TITRE DE FILM D’HORREUR)

 

Donc on manquait de pilotes - d’autant que THIBAULT avait préféré réviser son bac que de venir avec nous (franchement des fois on a du mal à comprendre les jeunes d’aujourd’hui) – et du coup on a du avoir recours à de la main d’œuvre externe en la personne d’un autre Bruno propriétaire d’un superbe 1200 XJR.

Donc ça faisait que trois bécanes (le TDM d’Alain et Annie plus Gréta mon inépuisable R1200GS qui n’en revenait pas du faible poids de Mireille)

Avantage de la situation : le peu de moto et surtout l’absence de Thibault rendait la ballade beaucoup moins humiliante pour moi

Inconvénient (énorme) c’est à moi qu’est revenu l’honneur de faire l’itinéraire et surtout de guider les autres pendant la ballade

Ceux qui connaissent mon légendaire sens de l’orientation sont déjà glacés d’effroi, ceux qui ne le connaissent pas n’ont qu’à aller visiter LAHONTAN village qui ne compte que deux rues et où j’ai réussi à me perdre

Donc la ballade s’est transformée en révision du permis de conduire : demis tours, évitements, changements de cap. On a passé beaucoup plus de temps à regarder la carte qu’à rouler, mais honnêtement quand on était sur la bonne route on a envoyé du lourd.

 

ALLEZ AU BOULOT

 

Après la traditionnelle soirée « méditation – abstinence » où nous avons du lutter contre le froid hostile du mois de juin dans le midi nous sommes passés, le lendemain matin, au plat de résistance : l’AG.

Pour ce grand moment nous avons été rejoints par Evelyne et Jean – François nos adorables amis du GWCRT

Il s’agissait de préparer tous les aspects pratiques de la course de PAU, et bien croyez le ou non mais on a réussi à être sérieux pendant près d’une heure et on a plutôt bien avancé

Les résultats de ces travaux seront affichés sur une page spécifique de ce site mais il faut retenir en synthèse :

 

-          Grâce à Bruno et à Gérard (notre sorcier préparateur dont je vous parlerai une autre fois) nous allons avoir une RACLETTE comme neuve et rapide comme un avion. Donc pour la première fois dans l’histoire de notre team nous allons prendre le départ avec une moto qui ne risque pas de tomber en lambeaux

 

-          Pendant la course tous les membres du team pourront être impliqués dans l’assistance ce qui était notre idée en ne concourrant que sur une seule épreuve prévue de longue date

 

-          Enfin grâce à une alliance stratégique digne de Wall Street  (avant la crise) avec le GWCRT nous allons pouvoir acheter en commun le matériel qui nous manque, sans parler de tout ce que Jean – François et Evelyne  nous prêterons.

 

 

Donc tout se présente pour le mieux, et il vaut mieux car c’est dans moins d’un mois, pour que nous passions tous ensemble un grand moment

Dernier sujet d’inquiétude chaque pilote doit se faire faire un certificat médical pour pouvoir s’inscrire à la course. Il va donc falloir trouver un ou plusieurs médecins capables d’attester que Bruno, Do et Alain sont sains de corps et d’esprit

C’est pas gagné

 

 

DEBUT DE LA SAISON

La première sortie de la saison 2009 avait pour cadre le magnifique site du LUC, il s’agissait d’un roulage de motos anciennes où nous devions retrouver nos potes du GWCRT

Donc tout pour être heureux et pour une fois procédons par ordre et plantons le décor :

 

Le site :

Imaginez un coin perdu un pleine garrigue avec tous les accessoires nécessaires (pinède, camping pratiquement sauvage, buvette) et surtout le principal : un circuit pas tout neuf certes mais largement suffisant pour s’amuser


Le roulage :

Il ne s’agit pas d’une compétition, les participants se lancent par groupes de 20/30 pilotes pour une série (appelée aussi « run ») d’une vingtaine de minutes. Même si le circuit est petit il dispose de toute l’infrastructure nécessaire : commissaires de piste, ambulance etc. 

Le team

Conformément aux délibérations de la dernière AG (comme personne ne s’en souvient je ne prend pas beaucoup de risque) nous allons engager trois pilotes pour une course d’endurance à PAU au mois de juillet.

Ce week end avait pour but de commencer leur entraînement, il s’agit (cité par nombre décroissant de gamelles accumulées au cours de leur carrière) de :

 BRUNO (dit « Nono la science ») : seul pilote ayant un vrai palmarès dans des vraies courses (relire trois fois en entier le blog de l’année dernière) c’est à la fois le top pilote de l’équipe et un prof pour les deux autres  

Do (dit « je tourne si je veux ») : connu pour avoir presque poussé au suicide un pilote pro du dernier DARK DOG TOUR en l’enrhumant avec une trapadelle innommable sur laquelle il ne craint personne 

Alain (dit « si tu passes je passe ») : pas le plus impressionnant sur route ouverte mais avec un cœur énorme (sur route aussi) et un potentiel que le prof avait bien cerné.

 Les bécanes 

Et oui ce pluriel bien singulier grâce à Jean Paul qui nous a prêté ….. 

BOLDORETTE : toujours aussi belle bien qu’elle ne soit plus en configuration « course ». Notre vedette se la joue modeste, à coté de la débutante (voir plus loin) elle a eu le comportement exemplaire de ceux qui n’ont plus rien à prouver

 Et donc pour la première fois nous avons sortie une des 350 RDLC du team, comme il lui fallait un nom et qu’elle montre de belles dispositions les pilotes ont choisi (forme d’hommage à notre devise « tout racle, tout cabre » ) de l’appeler :  

RACLETTE : très belle dans sa robe blanche elle ne s’est pas laissée impressionner par cette première sortie sur piste au milieu de quelques vraies bécanes de courses

 Le reste du team  

Bien sur on était pas tous là physiquement, vous découvrirez les prénoms au hasard du récit mais les présents ont beaucoup pensé aux absents (et je suis sur que l’inverse est vrai)  

Les potes :  

Ce fut une grande joie de retrouver nos potes du GWCRT (allez voir  leur site il est en lien sur le notre) on pourra pas tous les citer (on était 40 le dimanche midi) mais juste en passant :  

EVELYNE : capable de nourrir et abreuver (surtout) une tablée à géométrie variable sans jamais s’arrêter de sourire et d’avoir un mot gentil pour chacun (le prénom doit y faire à mon avis)

 JEAN FRANCOIS : le team manager (et je sais à quel point c’est pas un boulot facile) imperturbable et dont les conseils en matière de diététique m’ont favorablement impressionné (comme moi il est partisan des produits naturels : anis, houblon, raisins ….) en plus il a essayé GRETA donc inutile de dire que c’est un mec bien 

GILLES : lui aussi un ancien du DDT2008 qu’il a disputé sur avion de chasse habilement déguisé en 900 BO  
t'as qu' à voir :

PATRICIA : la seule fille que nous avons vue sur la piste ce qui est déjà impressionnant en soit. En équipe avec GILLES ils vont gagner le Bol d’Or Classique la semaine prochaine (pour l’avoir vue piloter nous n’avons aucun doute sur ce point)  

JACQUES : monsieur MOTO GUZZI nous avait déjà impressionné au DDT2008, il avait fait l’épreuve corse en tirant le câble d’accélérateur avec les dents. Au LUC il a été à la hauteur de sa légende : quand il ne faisait pas réparer sa bécane il lui faisait faire des chronos pas possibles sur le circuit

 PIERROT : quand on le voit en civil à coté de son RDLC on a envie de lui demander si sa maman sait qu’il fait de la moto, mais en cuir sur le circuit on lui demande rien : on admire son style et ses trajectoires impressionnantes. 

En plus il est super beau son RDLC :

Voila pour une fois j’ai fait les choses a peu près dans l’ordre, j ai planté le décor et décrit les personnages

Donc allons y pour

 2 jours de baston de musique et … de baston 

 Le camping : des pins, des bécanes et des jeunes turbulents venus faire la fête, le rêve quoi :

Premier run de Do et Alain

 

Les bécanes à peine descendues de la remorque il a fallu aller au contrôle technique puis se préparer au départ.

Pour la première série de Do sur le RDLC et Alain sur BOLDORETTE les pilotes avaient, la veille, procédé au rituel :

« On cherche pas le chrono, on y va juste pour s’amuser, de toutes les manière ce n’est pas une vraie course…. »

Donc autant dire qu’ils étaient prêts pour un baston sanglant  

Tour de lancement, quelle émotion de voir ces deux amis de trente ans dans leurs cuirs tout neuf et sur un vrai circuit 

Premier tour de piste lancé, Alain a l’air plutôt à l’aise (il était un peu tendu avant le départ ce qui est pour le moins compréhensible) quand à Do….

Et bien on ne le voit pas passer

Bon restons calmes

Le plus détendu possible je dit : il a du avoir un problème technique mais sûrement pas une chute car sinon la course aurait été arrêtée.  

Deuxième tour : revoilà Do qui finira la série sans encombre, nous ne saurons ce qui lui est arrivé qu’à notre retour au paddock :

Conformément aux directives de son prof de pilotage, au premier freinage, du premier tour de son premier jour de circuit il est parti tout droit et a fini dans le gravier

Pas de dégâts : RACLETTE un peu abîmée sur un coin de réservoir ce qui lui donne une touche « bécane de course » et Do le cuir un peu râpé sur le coté ce qui lui donne une touche « pilote de course »

 

On l’a tellement charrié tout le reste du week end que je n’ai plus envie de le faire ici mais juste de rappeler que :

Il était malade (38° le matin ça aide pas pour le pilotage)

Il n’avait jamais fait de circuit

Il n’avait jamais conduit cette moto

Il n’avait jamais conduit de deux temps

Bruno avait dit que cela commencerait comme ça et exactement dans ce virage là (et il ne faut jamais contredire son prof de pilotage)

 La fête continue 

Comme nous avions payé notre tribut à Sainte Gamelle d’entrée de jeux la suite s’est bien passée, les pilotes ont aligné les tours de piste avec sérieux et détermination

Pour la compréhension du texte je vais vous rédiger leur vécu de la piste d’abord en français courant  (FC) puis en langage motard subjectif (LMS)  

Bruno :

FC : il n’avait rien à prouver ; il a surtout conseillé les deux rookies alliant technique et patience pour les aider à améliorer leurs chronos. Juste, le dernier jour lors du dernier run, il a claqué le meilleur chrono du week end …. Histoire de…

LMS : si ces ptis cons pensent un jour m’arriver à la cheville il va falloir qu’ils sortent autre chose que ces trajectoires de tafioles et ces freinages anorexiques

 Do :

FC : parti difficilement il s’est accroché en progressant à chaque tour, on voyait sans avoir besoin du chrono qu’il était de plus en plus à l’aise et que sa performance sur piste ce rapprochait de ses capacités sur route. Il a fini le week end dans des chronos homogènes à ceux du reste du team

LMS : ils ont tout fait pour m’empêcher d’être devant, ils m’ont fait contracter un rhume par une Mata Hari locale, ils m’ont filé une bécane qui freine pas et qui avance pas, mais je m’en fou, je vais tous les pourrir je jour de la course 

Alain :

FC : impressionnant de régularité, il ne lui a fallu que quelques tours pour tout comprendre du circuit ; il a aligné des chronos impressionnant surtout sur une bécane pas vraiment adaptée à son gabarit

LMS : régulier mon cul, je suis le meilleur c’est tout. Je vais les atomiser les deux autres nains,  ils viendront me demander des autographes après la course

 Comme vous le voyez un team soudé, des pilotes solidaires tout ce qu’il faut pour gagner

 En vrac

 Je vous pas vous infliger le détail de chaque run, juste quelques images de l’ensemble du séjour :  

As de la mécanique : nos collègues du WGCRT avaient un matos impressionnant et des tas d’outils dont je ne comprends même pas le nom. Nous le deuxième jour on s’est demandé si ce serait pas utile de vérifier la pression des pneus (heureusement qu’ils avaient un compresseur)  

As de la cuisine : le matériel et l’organisation d’Evelyne étaient vraiment à la hauteur (et là je sais de quoi je parle et il en faut pour m’impressionner). Pour vous donner une idée : de tout le week end la seule chose qui ait manqué c’est des rondelles de citron pour le  thé (inutile de dire que ça n’a pas manqué à tout le monde)  

As de la capilliculture : une fois de plus Frédéric a senti ses cheveux qui repoussaient, un tour du paddock a lancé la dynamique et quand un superbe H2 a démarré à la poussette devant lui j’ai cru que sa voix allait muer (dans l’autre sens)  

As de la musique : le soir on a eu droit à ce qu’il faut bien appeler un « concert » (la langue française est moins riche qu’on le croit) le groupe était si mauvais que mes oreilles saignent encore. Allez donc écouter la musique de Joul et ses larbins (aussi en lien sur ce site) vous verrez ce que c’est qu’un vrai groupe qui déchire grave 

As de l’humour : le dimanche matin nous avons offert un spectacle gratuit à tout le paddock, en effet Mireille et moi avons fait l’acquisition d’une super tente très facile à monter et très marrante (pour les autres) à démonter. Les gens riaient tellement qu’on a failli la laisser sur place, on a fini par la rentrer en force dans le monospace d’Alain et je me demande si elle n’y est pas encore  

As des As : le président nous a honoré de sa visite le dimanche, accompagné de son garde du corps mais sans la first lady souffrante (sans doute un abus de rocher lors d’une réception de l’ambassadeur). Après avoir béni les motos et les pilotes il nous a écouté dresser le bilan de cette première sortie

 Bilan :

 Lors de l’avant dernier run le moteur de RACLETTE a serré, il semble que les carbus que nous avons monté venaient d’un modèle plus récent et que cela ne soit pas conseillé

Tout autre team considérerait qu’avec une chute et une casse moteur cette première sortie de la saison ne soit pas une réussite

Mais nous nous sommes les FLYING BREBI’Z !

On va réparer la moto

On va préparer les pilotes

On va aller à PAU

Et on va gagner

Et n’oubliez pas

Tout cabre, tout racle

 Nono la science à l'attaque avec Boldorette (mattez l'angle et essayez pas de faire pareil) :

 Le même après la casse moteur de Raclette (moins d'angle) :

Toutes nos motos et les deux tiers de nos pilotes , la classe :

TOUS AU RICARD

Le 22 mars prochain sera une date importante pour beaucoup de jeunes de notre génération, en effet pour la première fois depuis plus de 20 ans notre circuit va nous être rendu… 

Un peu d’histoire, 
 

Il y a très longtemps un bienfaiteur de l’humanité eu l’idée de construire un beau circuit dans le sud de la France, il lui donna son nom et ainsi toute une génération de motard alla régulièrement assister à des bastons d’enfer dans cette nouvelle Mecque : LE CIRCUIT PAUL RICARD

 

Impossible de citer tous les moments d’anthologie : BOL D’OR, MJ 200, GP de France

C’est là que nous avons pu voir en vrai les pilotes de légende dont les posters ornaient les murs de nos chambres : Phil READ, Patrick PONS, Barry SHEENE, le roi AGO et même Bruno DESTANDAU (mais ceci est une autre histoire)

 

Hélas, un triste jour l’homme qui avait répandu le seul alcool qui oblige à boire de l’eau mourut. Et sa famille commit un double sacrilège :

-                           Elle vendit le circuit (on ne peut pas imaginer qu’ils aient eu des problèmes d’argent vu les sommes astronomiques qu’on investissait dans les produits du papa)

-                           En plus elle le vendit à un caisseux spécialisé dans les courses où ils se passe jamais rien (appelées aussi Formule 1)

 

A causes de ces indignes héritiers une longue traversée du désert s’ouvrit pour les fans du circuit

Et voila que cette année, pour une journée, une seule, le circuit s’ouvre à nouveau aux motos

Et pas n’importe quelles motos : des anciennes comme les nôtres

Allez voir sur le site www.sundayrideclassic.com le magnifique programme prévu pour cette journée et ce pour seulement 10€

 

Alors un seul mot d’ordre : TOUS AU RICARD !     (j'ai déjà entendu ça quelque part)

 

Ceux qui souhaitent y aller merci de nous contacter, les tafi collègues qui veulent rester chez eux on vous racontera (mais vous regretterez toute votre vie)

PENDS TOI BRAVE CRILLON... *

C’était la première sortie de l’année pour le team, et comme annoncé dans le dernier edito elle avait lieu sur le mythique circuit PAUL RICARD pour une présentation de motos anciennes.

Nous n’étions pas vraiment au complet puisqu’il n’y avait que deux membres au départ (et autant à l’arrivée heureusement), mais cela nous laisse une bonne marge de progression pour les prochaines virées.

Comme toujours il est difficile de faire passer des sensations au travers d’un texte lu par des centaines de fidèles, pour rester sobre nous dirons en synthèse que :

 

Le circuit en lui-même à beaucoup changé, plus de sable dans les dégagements mais des peintures pour bagnoles à la con (pardon pour le pléonasme) dont j’ai oublié le nom

La tour qui précédait l’arrivée a été détruite donc le virage de la tour s’appelle maintenant le virage de l’ancienne tour (super important comme info)

A l’entrée il y a maintenant un hôtel 4 étoiles, on voit vraiment  l’influence néfaste de la voiture sur l’environnement

 

 

Par contre les abords de la piste ont très peu changé, des pins, de la garrigue, bien sur on a plus le droit de planter la tente mais je me suis vraiment senti chez moi comme si j’y venais toutes les semaines

 

Ce qui n’a absolument pas changé depuis 25 ans c’est le public : que des jeunes de notre age comme à l’époque !

Franchement la moto ça conserve.

 

Bon je vais pas la jouer trop nostalgique, ce fut une journée magique : 452, 8 Kms de moto dans la journée avec un mistral d’un autre monde pour voir tourner des vieilles bécanes, ça porte un nom ce genre de manie…

 

Avant de conclure par une liste de nom belle comme un poème je rappelle l’info la plus importante du jour : désormais Mireille est Hadj, elle a foulé le sol du Castelet

 

Et en guise de conclusion, juste pour le plaisir le prononcer les noms :

 

400KH. 750 H2, Le Mans, V7 sport, 7 ½ K1, 750 GT, 250 Samouraï, RC30, 350 RDLC, R90S, R 60 5, 500 MV, 350 TZ, 750 Commando, 600 Pantha

Bon j’arrête la suite sur la piste avec nos bécanes

 

* Celui qui trouve gagne une photo de moi dédicacée par Alain

BOLDORETTE FOREVER

 

L'annonce de la mise en vente de BOLDORETTE a suscité une levée de bouclier qui a secoué tout notre petit monde.
les réactions les plus diverses ont innondé les agences de presse : consternation, colère, révolte; les syndicats (sans doute manipulés par notre président) ont décidé d'une journée de grève nationale le jeudi 29 janvier dernier.
Une campagne de presse odieuse a même innondé les colonnes de notre blog : diffamation, photos truquées (je suis beaucoup plus gros que ça en vrai et notre président est beaucoup plus poilu) bref la pression était telle que notre association a failli voler en éclat comme le premier PS venu.

Comme toujours dans les moments de crise grave un homme providentiel s'est levé... Pas très vite bien sûr compte tenu de ses courbatures récurrentes mais il s'est levé.
Cet homme nous le connaissons tous, sa virilité a impressionné tous les participants de notre dernier réveillons, c'est non seulement un sportif accompli (il détient le recors du tour du monument aux morts de Canaple dans le Nord) mais aussi un orateur né.
Ce dernier talent a beaucoup compté dans la négociation acharnée avec le propriétaire de BODLORETTE (dont les fidèles lecteurs connaissent les qualités d'acheteur)

Afin de ne pas affoler les marchés financiers et surtout pour ne pas faire d'ombre au plan de relance du jeune président américain le montant de la transaction restera secret, mais une chose est sûre....

JEAN PAUL A SAUVE BOLORETTE

 Grace à lui (vous l'aviez reconnu bien sur) elle restera dans la tribu et dès qu'il aura réglé quelques problèmes techniques secondaires (comme passer son permis) ils rouleront tous les deux avec nous.
Gloire à toi Jean – Paul

.

 

Pourquoi Frank revend boldorette...

Nombre d'entre nous avons été indignés par l'annonce de la vente de notre mytique Boldorette. Malgré nos plaintes, l'ancien président de l'assoce, Frank, a quand même décidé de la vendre, afin de toucher la somme (non négligeable) qu'elle représente.

Eh bien, en me promenant sur internet, j'ai trouvé la raison de cette vente. L'argent ne va pas revenir dans les caisses de l'association, non non, il va profiter à une autre association, dont Frank est aussi président: le "Frank's Angels Club", un club de Bikers adeptes de gros choppers et de tatouages.

En voici la preuve en photo:

 

Mais la surprise ne s'arrête pas là!

Jean-Luc, qui a récemment été élu à la tête du flying brebyz, fait lui aussi partie de cette association annexe.
Je trouve cela scandaleux, ils utilisent notre temps et notre argent pour leur club en nous faisant croire qu'ils vont organiser des courses, alors que tout ce qui les intéresse c'est d'avoir la plus belle veste à franges ou le plus beau tatouage d'indien.

 

Je vous laisse donc juger par vous-même, et prendre les décisions adéquates.

 

Le vengeur masqué.

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